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Théâtre

Danièle Pierre

© Danièle Pierre

LE REVIZOR

d'après Nikolaï Gogol

Adaptation et mise en scène de Michel Dezoteux.

Du 21 février au 7 mars 2008. Du mardi au samedi à 20h30 et les mercredis à 19h30. Grande salle.

Avec: Rosario Amedeo, Karim Barras, Yoann Blanc, Eric Castex, Marcel Delval, Frédéric Dezoteux, Erwin Grünspan, Photios Kourgias, Yvain Juillard, Blaise Ludik, Emilie Maquest, Fanny Marcq, Denis Mpunga, Alexandre Trocki.

"N'accuse pas le miroir si tu as la gueule de travers" Nikolaï Gogol.

Dans la tranquille ville de province où les arrangements entre «amis» sont légion et où la corruption règne, de la plus petite à la plus grande, depuis longtemps et dans tous les services, l’émotion est vive.

 

 

 

 

L’arrivée d’un réviseur, chargé d’inspecter les affaires administratives et politiques locales, est imminente. De l’affolement à l’aveuglement, il n’y a qu’un pas et chacun croit reconnaître en la personne d’un jeune débauché descendu depuis peu dans l’unique hôtel local, l’inspecteur en question. Chacun rivalise donc d’ardeur à son égard pour conquérir ses faveurs. Le jeune homme, qui dans un premier temps ne saisit pas la situation, ne tarde pas à en profiter. Cadeaux, réceptions somptueuses, argent affluent de toutes parts. On lui offre même la fille du bourgmestre comme fiancée. Le jeune homme prend sans vergogne tout ce qui lui est tendu, jusqu’au moment où craignant d’être démasqué, il quitte la ville en hâte sous le prétexte d’aller annoncer à sa famille son futur mariage. C’est alors que la ville apprend qu’il s’agissait d’un imposteur. Tout le monde s’agite à nouveau et pérore de s’être fait avoir jusqu’à ce que tombe l’invitation à se présenter, cette fois, devant le vrai inspecteur général ! De quoi figer de stupeur chacun et chacune …


Outre l’incomparable peinture de caractères, des types et de l’atmosphère générale, il faut souligner la portée sociale de cette œuvre qui eut, en son temps, un succès considérable.
Du plus petit au plus grand, chacun en prenait un peu ou beaucoup pour son grade. Et si la pièce a, dit-on, un temps perdu de son actualité, il faut reconnaître qu’elle l’a fortement retrouvée au vu des « révélations » qui nous sont faites aujourd’hui ça et là sur les us et coutumes de nos gouvernants. De quoi planter la pièce à la mode bien de chez nous dans un passé récent ou un présent actuel. Mais les qualités formelles de cette farce, qui sont aussi grandes que celles des meilleures œuvres de Molière lui-même, ne lui conféraient-elles pas de toute façon, un caractère d’éternité ?

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Les photos du spectacle

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