© Maxime Delvaux.
BORD DE SCENE: le jeudi 20 mai, rencontre à l'issue de la représentation. ATTENTION! Aucun retardataire ne sera admis après la fermeture des portes.
Création et interprétation de Claudio Bernardo.
Du 18 au 22 mai 2010 à 20h30. Le mercredi à 19h30. Grand Varia.
RéserverAvec: Claudio Bernardo et la participation exceptionnelle de Johanne Saunier.
Il y a une vingtaine d’années, Claudio Bernardo assiste, fasciné, à un solo dansé par Roxane Huilmand sur la musique des Caprices de Paganini. Le souvenir de la danse à la fois violente et sensuelle reste ancré en lui à tel point qu’il propose à la danseuse de remonter la pièce et de revenir de cette manière sur un pan de l’histoire de la danse. Roxane Huilmand accepte la proposition, mais après trois jours de studio, elle décide finalement d’abandonner le projet. Claudio Bernardo se retrouve alors face à la page blanche et à une série de questionnements. Comme dans les films de Michelangelo Antonioni où la disparition d’un personnage provoque souvent un trouble salutaire, il décide de partir de cette « avventura » et de raconter sa quête d’identification à un personnage. Le spectacle a été créé pour la première fois en novembre 2008 au Théâtre de la Place, à Liège.
Seul en scène, le danseur part à la recherche d’une femme ou plus justement, à la quête de la danse de cette femme, de la mémoire vivante de ses gestes, des traces perdues d’une vision idyllique qu’il a eue voici presque vingt ans. Cette aventure, il la raconte et la danse à travers des textes, des images vidéo d’un paradis rêvé - lieu d’une rencontre elle aussi onirique. Sur la très belle musique des Caprices de Paganini, tour à tour homme ou femme, il forge une pièce autobiographique qui raconte « l’autre » et surtout la danse : la seule chose qui lui appartienne vraiment.
"En Belgique, le travail de Claudio Bernardo fait figure singulière. Sa danse est une danse de chair et d’esprit. Intérieure, elle respire à travers tous ses pores un élan habité qui ressemble à la spiritualité. Mais loin de planer dans les hautes sphères, elle s’accroche toujours à des détails populaires et concrets, kitchs ou baroques, qui restituent l’absolu dans un quotidien de terre, de pauvreté, et de fête. Il appelle cela "le réalisme magique", celui-là même qui innerve la folie et la misère de son Brésil natal..."
Extrait d’un entretien, Itinéraire d’un enfant du Brésil, In La Libre Belgique.
Claudio Bernardo est né à Fortaleza au Brésil.
Dès l’âge de 15 ans, il entreprend des études de danse à Sao Paulo, puis à Rio de Janeiro. En 1986, il entre à l’école Mudra dirigée par Maurice Béjart. La même année, il présente à Bruxelles, Cannes, Kinshasa et Castiglioncello, sa première chorégraphie : Vita Nostra. L’année suivante, il danse dans la compagnie de Maurice Béjart alors installée à Lausanne tout en continuant son travail de création. Lors d’un concours de jeunes chorégraphes de Lausanne, il reçoit le prix du jury Philip Morris avec Caïn, sa deuxième création. De retour en Belgique en 1989, il danse dans La Chute d’Icare de Frédéric Flamand. Il débute ensuite une résidence au Théâtre Les Tanneurs, durant laquelle il se consacre à la création chorégraphique. Dans le cadre du Festival Bruxelles Central, Usdum reçoit le prix de la SACD et Raptus, créé en 1992, le prix du Festival Expérimental du Caire. Il entame alors un triptyque inspiré du rapport de la femme à l’amour absent et commence à introduire du texte dans ses chorégraphies. Le premier volet du triptyque - Dilatatio - interroge l’extase et l’hystérie à travers la figure de Sainte Thérèse d’Avila. Le deuxième volet, La Voix Humaine, s’inspire de la pièce de Jean Cocteau. La même année, il crée Les Villes InvisiblesUsdum, Vas et Histoire de Sel a lieu aux Tanneurs où il présente également Géométrie de l'abîme. En juin 1997, il investit les serres et les deux salles du Botanique dans le cadre de la Fiesta et il crée Le jardin des graves et aigus avec Ingrid Von Wantoch Rekowski. inspiré du livre d'Italo Calvino et centré autour du thème de la ville idéale avec des jeunes maghrébins du quartier des Marolles à Bruxelles. En 1995, il fonde la compagnie As Palavras. Une rétrospective d'
C’est en septembre 1997, dans le cadre de sa nouvelle résidence à la Machine à Eau, dans la Région de Mons, qu’il crée Systole, le dernier volet du triptyque. Suivent ensuite une série de spectacles : La Jeune fille et la mort, In-qui-es-tu-de, Portrait de « Histoire de Sel » 1998. En tant qu’artiste associé au Centre Culturel de la région de Mons, il propose conjointement à ses spectacles des animations de sensibilisation à la danse contemporaine. Il organise également un grand colloque sur la danse autour de la manière de l’enseigner, de la penser, de l’écrire, de la faire évoluer. De 2001 à 2008, il présente successivement : Le Sacre – O Sacrifício inspiré du Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky, Paixã, Off Key, The Waves, The Library EMDP, Identificazione di una Donna. Sa dernière création en date L’assaut des cieux (2010), parabole sur la condition humaine pour six interprètes et une chanteuse lyrique qui mêle cirque, danse, chant et théâtre, connaît un succès retentissant.
Création et interprétation: Claudio Bernardo.
Musique originale: Yves de Mey.
Musique: les Caprices de Paganini, Mr Paganini par Ella Fitzgerald.
Textes: Rainer Maria Rilke avec la voix de Catherine Deneuve, Michelangelo Antonioni, Claudio Bernardo.
Actrice (dans le film): Stella De Mello.
Scénograhie: Christoph Ragg.
Conception lumière: Marco Forcella.
Images et production: Cristina Dias, Kinodoc.
Animation textes: Boris Wilmot.
Prise de son et mixage: Trionix, Yves de Mey.
Réalisation costumes et décor: Théâtre de la Place.
Régie générale: Sylvain Boisvert.
Assistante chorégraphique: Anne-Cécile Massoni.
Avec la participation exceptionnelle de Johanne Saunier.
BORD DE SCENE: le jeudi 20 mai, rencontre à l'issue de la représentation.
Une création de As Palavras – Cie Claudio Bernardo en coproduction avec le Théâtre de la Place/Centre Européen de Création Théâtrale et Chorégraphique/Centre Dramatique de la Communauté française et Charleroi/Danses. Avec le soutien du Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles – Service de la Danse - et de la Ville de Mons.
Remerciements à Johan Delforge, le centre National Chorégraphique Charleroi-Danses (la Raffinerie), Nixon Fernandez et Emiliano Battista.
Déléguée de production: Cécile Flamand.
Plus d'infos sur le site www.aspalavras.be
Le Théâtre Varia, Centre dramatique à Bruxelles est soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Loterie Nationale.