Excellente surprise de découvrir un jeune metteur en scène doué qui dope ses comédiens au jeu corporel. Push Up a la simplicité apparente de Dallas. Dans le monde impitoyable des multinationales, tous les employés affolés d’ambition s’affrontent, rongés par le Dieu à double tête, fric et pouvoir, ici, un patron nommé Kramer. Cela nous vaut des monologues ou des duos terrifiants de femmes et d’hommes dont la folie verbale est amplifiée par la chorégraphie des corps ou la musique live. La création vidéo, qui évoque des lieux et des atmosphères, sans réalisme plat, est habilement scénographiée en trois volets d’un joli retable moderne qui frappe par sa justesse globale. Les acteurs sont les monstres impressionnants d’une distribution sans faiblesse.
On La Première. 06/10/2006.
C’est sûr, Push Up est bien cotée à la bourse des pièces les plus jouées (…) Roland Schimmelpfennig, quadragénaire à l’humour corrosif, fait du théâtre résolument neuf. (…) La mise en scène de Jean-Michel Van den Eeyden fait le choix d’une représentation anti-réaliste, délirante, exacerbée. Forts d’un travail physique, quasi chorégraphique, les comédiens tous excellents surjouent leurs personnages. Corrosive et inventive, Push Up prouve ici qu’elle a encore quelques belles promotions devant elle.
In Le Soir, le 05/10/2006
Le Théâtre Varia, Centre dramatique à Bruxelles est soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Loterie Nationale.