Ce que dit la presse

  • Il était une fois, à Vienne par La Libre Belgique
  •  

    (...)George Tabori - dramaturge qui fut aussi journaliste, traducteur, espion, romancier, scénariste, directeur de théâtre, éternel exilé - questionne dans "Mein Kampf (Farce)" la survie, la transmission, la comédie, donne matière à rire autant qu’à s’abîmer dans la réflexion.

    Si le metteur en scène n’hésite pas devant le trait forcé - littéralement : Alexandre Trocki et Didier de Neck, dans les oripeaux de Lobkowitz et Herzl, vieux camarades, complices et rivaux, tenanciers d’un asile de nuit pour sans-abri, sont tous deux affublés de nez considérables et crochus -, c’est comme pour mieux distiller la finesse d’une pièce qui débusque l’ambiguïté autant qu’elle cultive la nuance. Une pièce qui, souligne David Strosberg, propose "une réflexion intelligente sur la place de l’humour dans nos sociétés actuelles". Arme dramaturgique et objet d’étude en même temps, cet humour fuse en laissant libres de larges pans d’histoire pour l’émotion, voire cette sorte de tendresse particulière aux instants de désillusion.

    (...)

    L’univers imaginé par Tabori et créé ici, dans la petite salle du Varia, ajoute la puissance de l’inédit à la force des références. Pour autant, pas besoin de connaître les classiques du judaïsme ou d’avoir comme livre de chevet l’anthologie de l’humour yiddish pour savourer ces deux heures et quelque qui défilent sans baisse de régime.

    De la vie - la visite à Schlomo de la jeune Gretchen qui, de toute sa fraîcheur, entoure le vieillard d’affection - à l’au-delà, avec l’entrée hiératique et inquiétante de Madame Lamort, venue réclamer un certain Hitler, en passant par "Mon combat", ce livre où Herzl écrirait sa vie, le spectacle bouscule, déride, émeut. Et gravite joliment autour de la figure du vieil homme et de son attachement pour l’homme en devenir. Entrant progressivement dans son personnage, Didier de Neck y déploie une justesse formidable, drôle, touchante, avec la complicité de ses partenaires de jeu, voire de joute oratoire, au rang desquels il faut aussi compter Aline Mahaux et Gaëtan Lejeune.

    Allégorique et terre à terre, judicieusement saupoudré d’autodérision, ce "Mein Kampf (Farce)" scénographié par Léo de Nijs offre la précision extrême de la langue de Tabori qui, sans vouloir récrire l’Histoire, l’éclaire d’une fantaisie contagieuse.

     

    Marie Baudet. Mis en ligne le 20/10/2009. 

     

     

  • Educating Hitler par Le Soir
  •  

    (...)

    Mise en scène avec une audace respectueuse par David Strosberg, la pièce doit beaucoup de son efficacité aux comédiens.

    (...)

    dans l’ensemble, avec ses faux nez crochus, son jeu burlesque, ses costumes exagérés, la pièce livre une farce drôlement gratinée.

    (...)

     

    Catherine Makereel, le 17/10/09.

     

vers le haut de la page