Venu confirmer son talent, Soufian El Boubsi, inoubliable dans Terres promises, change cette fois de registre. Conteur hors pair, lui aussi, et digne fils d’Hamadi, il livre un one man show impressionnant dans «un monde presque parfait» où le comique et la gestuelle se taillent la part du lion. Passant avec dextérité d’un personnage à l’autre, il nous emmène dans un voyage imaginaire, seul salut aux yeux du mal aimé de la famille. Même si le regard paternel finit toujours par nous rattraper. Voilà un joli prix d’interprétation en vue pour un spectacle aux accents de Gad Elmaleh . Avec une petite leçon à la clé: méfions-nous de ceux qui paraissent plus bêtes qu’ils ne le sont...
Août 2007.
(…) Bouleversant dans Terres promises, Soufian El Boubsi est hilarant dans cette histoire d’un fils pas doué, souffre-douleur de son père. On se croit parti pour un drame familial et voilà qu’on se retrouve dans un conte échevelé où l’on croise des tondus, des « crollés » et des barbus chantant les louanges de leur dieu (et en prenant pour leur grade), un roi à la tête de renard, un fou bondissant comme une boule magique et une multitude d’autres personnages. Le héros, qui ne connaît pas la peur, est prêt à tout pour la rencontrer. (…)
Sans le moindre accessoire, Soufian El Boubsi mène son récit à une vitesse vertigineuse, accumulant les gags de plus en plus délirants et retombant toujours sur ses pattes quand on le croit égaré. Drôle mais aussi incroyablement intelligent et cohérent. Un monde presque parfait fait pleurer de rire de bout en bout, tout en posant mille questions qui concernent chacun de nous. Et pas seulement les grands adolescents (14-16 ans) auquel il est destiné…
Août 2007.
Le Théâtre Varia, Centre dramatique à Bruxelles est soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Loterie Nationale.